Phytoma, numéro 727

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Edito :

De la difficulté de fixer les limites

Dans mon village, certains habitants sont situés en zone rouge inondation, d’autres en zone bleue avec des contraintes moindres fixées par le plan de prévention des risques : et pourtant, seule une rue les sépare ! Sur une denrée, le seuil de quantification de 0,01 mg/kg détermine la présence ou l’absence de résidu de pesticide (Phytoma n° 726) : en dessous, elle peut afficher « zéro résidu », au-dessus, non. Pour chaque produit phytopharmaceutique, les conditions d’emploi précisent des zones non traitées (ZNT) à respecter. Ces distances limitent l’exposition des points d’eau et/ou des organismes non-cibles aux produits. Mais pourquoi 5 m, 20 m ou 50 m, et pas 6, 18 et 36 m ? Bientôt, un décret précisera les ZNT à respecter pour protéger les riverains (p. 4). Derrière tous ces seuils qui semblent définis arbitrairement, il existe des études d’évaluation des risques. Sur cette base, des limites artificielles sont fixées. Mais est-ce une limite de vitesse qui empêchera un chauffeur somnolent d’avoir un accident de la route ? Est-ce parce que je suis du « bon » côté de la rue que l’eau n’envahira pas ma maison si la crue est forte ? De même, quelques mètres feront-ils la différence si un pulvérisateur mal réglé projette des aérosols hors de la parcelle ? Les limites fixées par l’homme rassurent. Elles sont contraignantes pour les uns, indispensables pour d’autres. Mais elles ne protègent pas, si les règles en amont ne sont pas respectées : si je prends la route sous l’emprise d’un médicament, si mon voisin agriculteur ne respecte pas les doses de traitement et les délais avant récolte, ou s’il pulvérise par vent fort...


Sommaire :

Actualités
4/ Veille réglementaire et actualité phytosanitaire
50/ Agenda

Réglementation
12/ Nouvelles AMM

Marchés
39/ Panorama des ventes
des produits phyto en France
par V. Vidril

Bioagresseurs
42/ Chancre de l’abricotier : diversité bactérienne en verger
par L. Parisi, L. Brun, O. Berge, B. Borschinger, C. Lacroix, C. Chandeysson, J.-F. Bourgeay, C. Guilbaud, C. Gros, F. Combe, B. Morgaint, B. Haim, B. Chauvin-Buthaud et C. E. Morris

Sur le métier
48/ Marc Masson démocratise la détection via l’ADN
par C. Urvoy

Dossier
Jevi, jardins, espaces végétalisés et infrastructures

15/ Avant-propos, par V. Vidril

16/ Les scolytes exotiques : une menace pour le maquis
par A. Roques, R. Bellanger, J.-B. Daubrée, C. Ducatillion, T. Urvois et M.-A. Auger-Rozenberg

22/ Combiner BtK et drone contre les processionnaires
par J.-C Martin ET R. Bigel

28/ Contrôler la pyrale du buis à l’aide de trichogrammes : une efficacité insuffisante
par M. Venard, T. Defferier, M. Capelli, E. Colombel, T. Enriquez, A. Cartier, C. Digout, S. Grauby, J.-M. Deogratias, N. Guibert, V. Andreola et E. Tabone

33/ Charançon du palmier : évolutions techniques et réglementaires
par E. Chapin, C. Gigleux, R. CAstellana, H. Pietra et S. Asikian

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    Erratum Tavelure du
    pommier

    Correctif
    Dans l’article de Benoît Barrès et al., « Résistances aux fongicides de Venturia inaequalis », Phytoma n° 725, p. 48-51, les cartes de la Figure 1 comportaient des erreurs. Concernant le krésoxim-méthyl, 27 échantillons ont été omis lors de la compilation des données.Les effectifs des camemberts déjà représentés varient très peu, la plus grosse différence se trouvant dans l'ouest de la France, où il y a de nouveaux camemberts. Les effectifs dans le tableau complétant la figure sont par conséquent également affectés pour la ligne krésoxim-méthyl : 183 (au lieu de 156) et 137 (75 %) (au lieu de 124 (79 %).
    Phytoma - GFA 8, cité Paradis, 75493 Paris cedex 10 - Tél : 01 40 22 79 85