Le 03/11/2012, 00:00:00 > Articles
Le blé d’hiver est largement cultivé au Grand-duché de Luxembourg. Une estimation précoce du rendement à l’échelle des régions à travers un système opérationnel serait un atout vu son importance économique.
Le développement actuel de modèles pour la prévision des rendements dans les systèmes opérationnels classiques ne traduit cependant pas véritablement la prise en compte de la diminution de la surface verte utile et de sa relation avec des processus biotiques et abiotiques incriminés en situation de production.
L’article présente une approche d’estimation du rendement final du blé d’hiver réalisée en 2009 à partir de la cinétique de dégradation de sa surface verte utile suite à l’analyse de photographies hémisphériques. Cette approche peut être facilement applicable à l’échelle des régions agricoles.
Les modèles issus de cette approche montrent que le rendement final en grains peut être estimé de manière intéressante : avec des coefficients de détermination (R²) allant de 0,73 à 0,86 et des erreurs quadratiques moyennes (RMSE) variant de 0,43 à 0,56 t/ha. De par sa simplicité et le nombre réduit de variables explicatives du rendement final considérées, cette étude constitue un premier pas dans l’estimation du rendement du blé à échelle globale.
Des études sont en cours pour l’application d’une telle approche avec des profils de surface verte utile issus d’images satellitaires.
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