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Le 01/12/2006, 00:00:00 > Articles

Mildiou de la pomme de terre des populations qui changent. Les souches A2 de l’agent du mildiou Phytophthora infestans sont plus « récentes » en France que les A1... Mais sont-elles plus agressives ?

La reproduction sexuée de Phytophthora infestans, agent responsable du mildiou de la pomme de terre, requiert la présence simultanée de souches des deux types sexuels complémentaires, A1 et A2. La récente augmentation de fréquence, en France, des souches du type sexuel A2 confère donc aux populations des régions concernées une capacité accrue de produire des oospores. La raison de cette augmentation de fréquence reste inconnue ; une hypothèse possible était que les souches A2 possèdent un pouvoir pathogène plus élevé que les souches A1, présentes de longue date en France. Toutefois, la comparaison de l’agressivité de souches françaises appartenant à chacun des deux types sexuels montre que les souches A1 sont statistiquement plus agressives que les souches A2. La présence conjointe des deux types sexuels ne paraît donc pas devoir entraîner à court terme une augmentation rapide du pouvoir pathogène des populations françaises. Mais elle peut avoir des conséquences sur les sources d’inoculum et, à terme, sur les capacités évolutives des populations de P. infestans. Sexual reproduction of Phytophthora infestans, the cause of potato late blight, requires the simultaneous presence of the two complementary mating types A1 and A2. The recent increase in the frequency of A2 mating type strains in several French regions allows the corresponding populations to produce oospores more readily. The reason for the increase in A2 frequency is still unknown; one possible hypothesis to explain it would be that A2 strains are more pathogenic than their A1 counterparts, present in France for a long time. The comparison of the aggressiveness of strains from both mating types shows that A1 strains are significantly more aggressive than A2 strains. The simultaneous presence at relatively high frequencies of both mating types therefore appears unlikely to generate a rapid increase in the pathogenicity of the French P. infestans populations. However it may have consequences on primary inoculum sources, and over a period of time, on the evolutionary capacity of these populations.

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