Le 01/11/2006, 00:00:00 > Articles
La résistance du Vulpin aux anti-graminées (inhibiteurs de l’acétyl-coenzyme A carboxylase [ACC], « fops » et « dimes ») constitue un problème de désherbage majeur en France. 243 populations de vulpin (116 essentiellement dans le nord-est de la France, 127 en Côte-d’Or) ont été analysées à l’aide de tests biologiques de sensibilité à des inhibiteurs de l’ACC et de tests moléculaires d’identification de résistances de cible. Des résistances ont été identifiées dans 241 des 243 populations. L’essentiel (plus de 75 %) des résistances aux deux « fops » les plus utilisés est dû à des résistances par métabolisation. Ces résistances sont les plus préoccupantes en terme de gestion chimique du désherbage. Elles peuvent remettre en cause non seulement l’emploi des « fops », mais aussi celui d’herbicides ayant d’autres modes d’action, notamment des inhibiteurs de l’acétolactate-synthase comme les sulfonylurées. Black-grass resistance to graminicide herbicides (acetyl-coenzyme A carboxylase [ACC] inhibitors, fops’ and dims’) is a major weed control problem in France. 243 black-grass populations (116 mostly located in north-eastern France, and 127 from the administrative district of Côte d’Or) were analysed using ACC-inhibiting herbicide sensitivity bioassays and molecular assays for the diagnosis of target-based resistance. Resistance was detected in 241 out of the 243 populations. The major fraction (above 75%) of this resistance was due to enhanced herbicide metabolism-based resistances. These resistances are the most dangerous for chemical weed management. They can jeopardize not only the efficacy of fops’, but also that of herbicides with other modes of action, like acetolactate-synthase inhibitors (e.g., sulfonylureas).
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