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Le 01/02/2005, 00:00:00 > Articles

La pourriture bleue des pommes due à Penicillium spp. En savoir plus sur cette maladie de post-récolte

Une étude écologique des Penicillium spp. a été réalisée sur pommes dans deux régions en France. Il est montré que les pommes sont contaminées par les Penicillium surtout en chambres de conservation. La charge de spores augmente à la surface des pommes en fonction du niveau de Penicillium dans les atmosphères de ces chambres. Parmi sept espèces isolées sur fruits ou dans les chambres, les plus fréquentes sont P. expansum et P. solitum. On détecte aussi P. commune, P. verrucosum, P. chrysogenum, P. rugulosum et P. digitatum. La fumigation des fruits avec du dioxyde de soufre (2 ml/l durant 2 h) permet de détecter des blessures quel que soit leur diamètre. Ce test a révélé des taux de blessures à la récolte allant de 8 à 20 % sur pommes selon les variétés, contre seulement 5-10 % sur fruits contrôlés visuellement. La progression du développement des infections dues au Penicillium et le taux d’infection toujours supérieur au taux de blessures observé soutiennent l’hypothèse d’un rôle important des lenticelles dans la pénétration de l’agent pathogène. Le nombre de lenticelles et leur diamètre d’ouverture augmentent durant la conservation. Ceci peut expliquer la plus forte sensibilité des pommes aux attaques de Penicillium spp. en fin de conservation. Des éléments de connaissance sur les méthodes de lutte et les conseils qui en découlent sont donnés. Isolates of Penicillium were collected in 2001-02 and 2002-03 from the surfaces of apple fruit pre and post-harvest, and from the atmosphere of orchard and storage rooms in 2 regions in France. The contamination of apples by Penicillium spp. occurs mainly during storage in correlation with the level of airborne Penicillium within the atmosphere of the storage room. Among seven species of Penicillium isolated, P. expansum and P. solitum were found most frequently on the apple surfaces and within the postharvest environments. Other species including P. commune, P. verrucosum, P. chrysogenum, P. rugulosum and P. digitatum represented 1 to 20 % of collections. Apple fruit were surveyed for wounds and the number of open lenticels using the sulphur dioxide test (2 ml/l for 2 h). The incidence of wounding at harvest varied between 8 and 20% on SO2 treated apples, versus only 5 to 10% on the fruit that were controlled visually. The progression in Penicillium decay actually encountered does not reflect the progression of a wound parasite. Cultivars of apples that showed a greater number of open lenticels combined with a large diameter (until 100-200 µm) were more susceptible to P. expansum. This suggests that lenticels may play an important role in pathogen ingress.

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