Le 01/11/2004, 00:00:00 > Articles
La réceptivité à l’eutypiose des blessures de vigne réalisées au printemps par la pratique de l’épamprage et de l’ébourgeonnage a été étudiée en conditions artificielles et naturelles d’infection. Les résultats obtenus varient selon le matériel végétal utilisé et les conditions de contamination mais aussi selon la procédure d’isolement. Les blessures inoculées de jeunes plants cultivés sous abri, ont facilement permis l’installation et l’isolement du champignon après deux semaines d’incubation. Au vignoble, les fréquences d’infection des blessures inoculées analysées après douze mois d’incubation ont été supérieures à celles observées après seulement deux semaines. En conditions naturelles, les taux d’infection constatés ont été beaucoup plus faibles que ceux obtenus en conditions artificielles. Aussi bien en conditions artificielles que naturelles, les taux d’infection n’ont pas atteint ceux observés sur des plaies de taille d’hiver dans des essais antérieurs. La durée de réceptivité semble aussi plus courte. Ces résultats suggèrent que le rôle épidémiologique de ce type de blessure est moins important que celui des plaies de taille en hiver. Par ailleurs, la rapide et conséquente colonisation des tissus lésés par des champignons du genre Botryosphaeria (associés au Black Dead Arm), provenant probablement de l’écorce environnant les plaies, conduit à s’interroger sur le rôle exact de ces champignons dans le développement de nécroses dans le bois de vigne. The susceptibility of grapevine to Eutypa dieback, caused by contamination of spring wounds following removal of excess shoots, was studied under artificial and natural conditions of infection. Results were variable according to the plant material used, infection conditions and isolation procedures. The fungus Eutypa lata was easily recovered from wounds inoculated on young plantlets under sheltered conditions 2 weeks after incubation. In the vineyard, the percentage of E. lata recovered from artificially infected wounds examined after a 1-year-incubation period was higher than for those observed after only 2 weeks of incubation. Under natural conditions, infection levels of spring wounds were lower than those obtained under artificial conditions and also those previously observed on pruning wounds. The duration of susceptibility also appeared to be shorter. These results suggest that the epidemiological role of spring wound contamination is less important than that from winter pruning. The rapid and massive colonisation of fresh lesions by fungi identified as Botryosphaeria sp. (associated with Black Dead Arm) is questionable and the exact role of these saprotrophic species in the development of necroses and grapevine declines remains to be clarified.
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