Le 01/01/1989, 00:00:00 > Articles
Nombre de vignerons tiennent les maladies de la vigne et la pourriture grise en particulier comme un mal d’extension récente. S’il est vrai que nous devons bon nombre d’ennemis animaux et végétaux de la vigne au commerce transatlantique du XIXème siècle, certains parasites accompagnent depuis toujours la culture de Vitis vinifera. Pour Botrytis cinerea, les écrits des agronomes ou des chroniqueurs, de l’antiquité romaine au milieu du XIXème siècle en témoignent amplement. Le Botrytis cinerea, souvent considéré comme un saprophyte accompagnant la maturité, disparait de la préoccupation des viticulteurs de l’arrivée de l’oïdium jusqu’à 1890 environ. La reconstitution du vignoble sur des porte-greffes résistants au phylloxera accroit les dégâts de pourriture et relance les travaux sur la maladie, identifiée comme parasite véritable en 1895 seulement.
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